
Pour moi, il sera difficile de critiquer ce film pour vous, aujourd’hui. Quand on critique un film, on ne doit pas le comparer (enfin, peut-être un peu) à une oeuvre antérieure du réalisateur ou des acteurs. Selon moi, il est préférable de simplement parler du film, pas d’un autre film. C’est facile dans certain cas. Mais pour le film que je vais vous critiquer aujourd’hui, cela ne risque pas d’être facile. The Green Mile, ou La Ligne Verte en français, est un film de Frank Darabont sorti dans nos salles obscures en 1999. Il met en scène Tom Hanks dans le rôle de Paul Edgecomb, un gardien de prison qui commence à se lier d’amitié avec un certain John Coffey, un détenu au don extraordinaire, accusé du meurtre et du viol de deux petites filles. Un film du même réalisateur, sorti quelques années auparavant, se déroulait dans une prison. Un film tout simplement magnifique, un film du nom de Shawshank Redemption. Car, vous devez admettre qu’il y a beaucoup de ressemblances entre les deux. Les deux sont adaptés d’une nouvelle de Stephen King, les deux sont réalisés par Frank Darabont, les deux se déroulent dans une prison. On se croirait même presque à Shawshank, avec des personnages et des lieux différents. Seulement, le film dont je vous parle aujourd’hui n’est pas Shawshank. Il n’est pas un film parfait, presque sans défaut.Premièrement, il est long. Ce n’est pas un défaut (car bien des films longs sont sublimes), mais il est long tout-de-même. Pas que ça devienne ennuyant – loin de là – mais il faut que vous sachiez qu’il est long. Il faut avoir du temps pour le regarder, ne pas décider cela sur un coup de tête à 21 heures, sauf si vous voulez aller dormir après minuit. Malgré sa longueur, on reste dans le film du début à la fin. On est absorbé par cette histoire qui se veut réaliste au début pour devenir fantastique ensuite. Au niveau de la réalisation, le film est bien réalisé par quelqu’un qui connait son sujet. Il n’y a pas vraiment d’innovation au niveau des plans de caméra, mais The Green Mile reste beau à regarder. Au niveau du jeu des acteurs, tous réussissent à nous faire aimer ou détester leur rôle respectif. Tom Hanks nous livre une belle performance, même si on l’a déjà vu sous de meilleurs jours. La personne qui se démarque du lot est Michael Clarke Duucan, qui nous livre sa meilleure performance. Il méritait grandement sa nomination aux Oscars. Dès la première minute où le voit, nous pouvons voir dans ses yeux tout ce que ressent son personnage. Il a su donner un brin d’humanité à un être qui n’a pas choisi sa destiné. Comme Shawshank, ce film est beaucoup axé sur le côté humain des personnages et l’amitié entre deux hommes. Au niveau de la musique, elle se fait plutôt discrète, ayant plutôt un second rôle. Elle vient tout-de-même rajouté une intensité dramatique à certaines scènes, une intensité qui aurait été inexistante s’il n’y avait pas eu de musique. Pour terminer, le scénario est un peut-être un peu trop moralisateur et essaie à tout prix de te faire verser des larmes.
En conclusion, The Green Mile est un bon film à voir, mais pas nécessairement à revoir et à revoir. Je vous le conseille vivement. Et si vous n’avez pas vu Shawshank Redemption avant, c’est encore mieux. Vous n’allez donc pas le comparer à son petit frère, comme j’ai malheureusement fait.


