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The Green Mile

Dans Critiques le 8 août 2011 à 14 02 10 08108
Pour moi, il sera difficile de critiquer ce film pour vous, aujourd’hui. Quand on critique un film, on ne doit pas le comparer (enfin, peut-être un peu) à une oeuvre antérieure du réalisateur ou des acteurs. Selon moi, il est préférable de simplement parler du film, pas d’un autre film. C’est facile dans certain cas. Mais pour le film que je vais vous critiquer aujourd’hui, cela ne risque pas d’être facile. The Green Mile, ou La Ligne Verte en français, est un film de Frank Darabont sorti dans nos salles obscures en 1999. Il met en scène Tom Hanks dans le rôle de Paul Edgecomb, un gardien de prison qui commence à se lier d’amitié avec un certain John Coffey, un détenu au don extraordinaire, accusé du meurtre et du viol de deux petites filles. Un film du même réalisateur, sorti quelques années auparavant, se déroulait dans une prison. Un film tout simplement magnifique, un film du nom de Shawshank Redemption. Car, vous devez admettre qu’il y a beaucoup de ressemblances entre les deux. Les deux sont adaptés d’une nouvelle de Stephen King, les deux sont réalisés par Frank Darabont, les deux se déroulent dans une prison. On se croirait même presque à Shawshank, avec des personnages et des lieux différents. Seulement, le film dont je vous parle aujourd’hui n’est pas Shawshank. Il n’est pas un film parfait, presque sans défaut.

Premièrement, il est long. Ce n’est pas un défaut (car bien des films longs sont sublimes), mais il est long tout-de-même. Pas que ça devienne ennuyant – loin de là – mais il faut que vous sachiez qu’il est long. Il faut avoir du temps pour le regarder, ne pas décider cela sur un coup de tête à 21 heures, sauf si vous voulez aller dormir après minuit. Malgré sa longueur, on reste dans le film du début à la fin. On est absorbé par cette histoire qui se veut réaliste au début pour devenir fantastique ensuite. Au niveau de la réalisation, le film est bien réalisé par quelqu’un qui connait son sujet. Il n’y a pas vraiment d’innovation au niveau des plans de caméra, mais The Green Mile reste beau à regarder. Au niveau du jeu des acteurs, tous réussissent à nous faire aimer ou détester leur rôle respectif. Tom Hanks nous livre une belle performance, même si on l’a déjà vu sous de meilleurs jours. La personne qui se démarque du lot est Michael Clarke Duucan, qui nous livre sa meilleure performance. Il méritait grandement sa nomination aux Oscars. Dès la première minute où le voit, nous pouvons voir dans ses yeux tout ce que ressent son personnage. Il a su donner un brin d’humanité à un être qui n’a pas choisi sa destiné. Comme Shawshank, ce film est beaucoup axé sur le côté humain des personnages et l’amitié entre deux hommes. Au niveau de la musique, elle se fait plutôt discrète, ayant plutôt un second rôle. Elle vient tout-de-même rajouté une intensité dramatique à certaines scènes, une intensité qui aurait été inexistante s’il n’y avait pas eu de musique. Pour terminer, le scénario est un peut-être un peu trop moralisateur et essaie à tout prix de te faire verser des larmes.

En conclusion, The Green Mile est un bon film à voir, mais pas nécessairement à revoir et à revoir. Je vous le conseille vivement. Et si vous n’avez pas vu Shawshank Redemption avant, c’est encore mieux. Vous n’allez donc pas le comparer à son petit frère, comme j’ai malheureusement fait.

Brazil

Dans Critiques le 4 août 2011 à 15 03 17 08178

Brazil est un film de 1985 écrit et réalisé par Terry Gilliam et mettant en vedette un Jonathan Pryce au somment de sa forme. Ce film a été fortement influencé par un certain livre du nom de 1984, livre de George Orwell parlant d’une société utopique où la liberté d’esprit et d’expression n’existe pas. Dans Brazil, c’est à peu près pareil. On pourrait résumer le film en disant que c’est l’histoire de Sam Lowry, un bureaucrate pris dans le piège de la bureaucratie. Il échappe à la réalité grâce à ses rêves. Je ne vais pas passer par quatre chemins : ce film est magnifique et intelligent. Je me souviens parfaitement de ma première écoute, des surprises que j’ai eues, des rires que j’ai eus et des larmes que j’ai eus (façon de parler). Je me souviens parfaitement de mon étonnement envers la fin, de la façon dont je suis resté là, sans bouger. Pourtant, je m’attendais à une fin comme cela, sachant parfaitement que ce film s’était inspiré de mon roman préféré qui lui, ne finissait pas très bien. Car oui, Brazil ne se termine pas bien. Dans un certain sens, je suis content que cela se termine comme ça. Et je préfère que cela se termine comme cela… enfin, c’est à vous de voir si vous le voyez un jour. Il n’est pas facile de parler de ce film sans vous en dévoiler trop, mais je vais essayer.

Brazil montre l’enfer de la bureaucratie. Sam, le personnage principal, n’est pas heureux. Il ne se sent pas à sa place dans ce monde de fous. Voir sa mère essayer de toujours avoir de l’air plus jeune ne l’aide pas à se sentir bien. Pourquoi elle ne pourrait pas se sentir bien avec ces rides quoi ? Parce que dans ce monde, il ne reste plus rien. Plus aucune place pour penser, plus rien. La seule chose qu’on ne peut pas contrôler est la façon dont on traite notre corps. L’image est devenueessentiel, mais Sam s’en contrefiche. Il passe tout son temps dans ces rêves, essayant de fuir les factures, les papiers et la réalité. Une scène que j’ai bien aimé dans ce film est quand on voit l’un des personnages se faire attaquer par tous ces formulaires et papiers. Je vais vous laisser le soin d’analyser cette scène quand vous allez voir le film, pour vous faire penser un peu. Car Brazil n’est pas l’un de ces films qu’on regarde seulement pour se divertir. Brazil est un film qui fait réfléchir, un film où il faut voir plus loin, « lire entre les lignes ». Et tout ce film repose sur le jeu de Jonathan Pryce qui nous sert un Sam charismatique et maladroit, perdu dans ce labyrinthe pseudo-futuriste. En essayant de combattre les ennemis de l’état, lui-même va en devenir un. Derrière la caméra, Terry Gilliam est à son meilleur, mettant parfaitement en scène ce monde utopique. Le scénario est sans faille, l’humour burlesque et un brin noir ajoute encore plus de charme à l’oeuvre.

J’ai essayé, dans cette critique, de ne pas en dire trop. En fait, si je ne m’étais pas retenu, je crois que je vous aurais pondu un texte de plusieurs pages décrivant chaque scène, chaque choix de plans et presque chaque dialogue. Mais ce n’est pas mon but. Mon but est de vous critiquer un film, ce que j’ai fait. Je vous conseille ce film grandement. Il n’est pas facile à trouver (enfin, au Québec) je vous l’accorde, mais ce film vaut la peine d’être cherché.

Taxi Driver : culte

Dans Critiques le 29 juillet 2011 à 19 07 59 07597
Je vous l’ai trop souvent dit : la chose que je considère la plus difficile au monde est de commencer une critique pour un film parfait. Pourquoi faire un gros pavé quand on peut seulement écrire un mot : magnifique, sublime, culte. C’est ce que je pourrais faire pour Taxi Driver, ce film datant de 1976 qui met en scène chauffeur de taxi new-yorkais, vétéran de la guerre du Vietnam, qui suite à ses nombreuses rencontres pour le moins étranges et violentes, commence à perdre la tête. Ce drame psychologique mis en scène intelligemment par un sublime Martin Scorsese est l’un de ses films qu’il faut voir une fois dans sa vie, l’un de ces films qui restent avec toi jusqu’à ta mort. Voir Robert de Niro au sommet de sa forme, dans l’un de ses rôles mythiques, est un régal pour tout cinéphile qui se respecte. Taxi Driver est le genre de film qui donne envie aux personnes comme moi de faire du cinéma, qui te montre à quel point le septième art, quand il est bien maîtrisé, peut être magnifique. J’ignore quoi dire sur ce film à vrai dire, autre que je vous le conseille vivement. La photographie est sublime, la mise en scène est au « top », la musique de Bernard Herrmann nous rappelle le temps d’Hitchcock, le scénario est sans faille… Quoi dire de plus ? Allez tout de suite le louer au club vidéo le plus près de chez vous, allez tout de suite l’acheter même ! Martin Scorsese est sans conteste l’un des meilleurs réalisateurs toujours vivant et même si ce film date d’il y a 35 ans, il n’a pas vieilli du tout. Cent fois bravo.
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